Category: Société


En 1970, à Versailles, le magazine « Elle » organise pour la première fois les Etats Généraux de la Femme,. Le but est, à l’époque, de rassembler les attentes des femmes et de faire entendre leur voix. En 2010, le magazine réitère son opération, avec à la clé, vingt-quatre mesures censées améliorer le quotidien des femmes.

Comment concilier ambition professionnelle, bonheur familial, et vie sociale épanouie? C’est la question que se posent les femmes qui ont participé aux différentes tables rondes organisées par le magazine « Elle » dans toute la France ces six derniers mois. Et cette question reflète les inquiétudes de toutes les Françaises. Aujourd’hui, elles ont une idée très précise de leur rôle dans la société, dans leur famille et surtout dans le milieu professionnel. Aussi appréhendent-elles avec plus de précision les obstacles qui les empêchent de le jouer pleinement. Si les choses ont beaucoup évolué depuis les années 1970, les femmes ont encore du mal à imposer leurs choix professionnels, familiaux et parfois sexuels.

Leur difficulté à s’intégrer dans une entreprise reste un des problèmes majeurs des jeunes actives. Le constat est là : leur taux de chômage en début de carrière est plus élevé que celui des hommes à qualification égale. A niveau de formation égal, les hommes s’insèrent beaucoup mieux dans une entreprise. Le temps partiel est un des responsables de ces disparités. Beaucoup d’employeurs, voient encore la femme comme un élément peu fiable du fait de son implication dans la vie familiale.

Les femmes qui ont participé aux États Généraux ne se sont pas contentées de faire le bilan de ce qu’elles savent plus ou moins déjà. Leur remarques, leurs constats et leurs propositions ont été couchés dans Le Livre Blanc. Sorti par le magazine et présenté bientôt au gouvernement, il comporte vingt-quatre mesures qui pourraient, si elles sont appliquées, réconcilier les vies professionnelles et familiales des femmes, et leur permettre de s’impliquer plus concrètement dans toutes les sphères de notre société.

Accompagner et valoriser

Comme la preuve d’un malaise, huit de ces vingt-quatre mesures concernent le milieu professionnel. Elles ne veulent plus de réunions avant neuf heures et après dix-sept heures, plus de limitations de salaire lors des congés maternité, elle réclament la dé-précarisation du temps partiel, l’égalisation des salaires et la mise en place au sein des entreprises d’une formation pour les employées souhaitant accéder à des postes à responsabilités. La bonne application de ces mesures – réunies d’ailleurs dans une « Charte des bonnes pratiques » qui a été remise à la présidente du Medef Laurence Parisot – sera surveillée par une agence de notation, au titre de responsabilité sociale des entreprises.

Mais les femmes qui pourraient bénéficier ces mesures sont en grande partie des mères, et sont souvent confrontées à la difficulté de faire garder leurs enfants. Là aussi le Livre Blanc, propose une solution. Un mode de garde des enfants calqué sur le modèle suédois, et la création de 500.000 places de crèches supplémentaires, point essentiel pour que l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale soit plus facile.

Une fois sorti du cadre professionnel et privé des femmes, les autres mesures proposées s’engagent sur le terrain politique et social. Les partis politiques doivent se féminiser en faisant sauter le scrutin uninominal, qui a tendance à fermer le jeu politique. Là-encore une « Charte des bonnes pratiques » assurera la discipline des partis, qui jusque là ont préféré payer les amendes plutôt d’appliquer la loi de la parité hommes – femmes en politique.
Le point d’orgue des mesures à caractère social, et celui sur lequel ont insisté bon nombre des participantes, est la création d’un Ministère du Droit des femmes, chargé de surveiller l’application de l’égalité des sexes et de défendre l’image féminine.

Protection des femmes battues, développement du microcrédit, instauration d’une déclaration fiscale séparée pour les couples, au-delà d’une simple liste de revendications, le Livre Blanc est la preuve d’une vraie réflexion féminine sur la société actuelle.
Priscilla Romain
*article publié initialement sur Psychologies.com du même auteur.

On apprend à obéir, bien sûr, mais aussi à désobéir. Cette tâche est le cheval de bataille du mouvement désobéissants.net. Pendant trois jours se sont tenus à Paris les ateliers d’apprentissage à la désobéissance civile.
L’objectif de la manoeuvre est simple : mobiliser et former des militants à la résistance contre le rouleau compresseur libéral et pollueur conduits par le gouvernement actuellement. Reportage.

Tour de présentation des stagiaires désobéissants.

Xavier Renou s'informe sur les différentes situations que les stagiaires peuvent réaliser

Fin de la mise en situation, les stagiaires devaient trouver les mots pour convaincre des employés à cesser le travail.


Pour plus d’informations aller sur www.desobeir.net

La porte de Versailles acceuille depuis le 27 février dernier le Salon International de l'Agriculture

Au salon de l’agriculture, on déguste, on teste, on évalue, on touche, on regarde et parfois on s’extasie. Oui, sans aucun doute, pour tous les citadins qui n’y connaissent rien à la campagne, la Porte de Versailles s’est transformée en un vaste camp de vacances où on fait connaissance avec le terroir.

De nombreux concours se déroulent pour désigner les meilleurs vaches de chaque races

Mais en allant plus loin que cela, c’est une rencontre entre tous les acteurs de cette filière qui a longtemps été la base de l’économie française et qui se meurt peu à peu. Mais ce n’est pas sans combattre. En prenant l’exemple de la vache, on remarque qu’il y a un véritable cycle et que les mutations de l’un oblige l’autre à évoluer.
Le bio, les nouvelles règles environnementales, sont autant de facteurs qu’il faut désormais prendre en compte. La France tente de réduire l’élevage de type industrielles qui tend à stresser les bêtes. Mais ces changements ne peuvent se faire sans l’arrivée d’une nouvelle génération d’agriculteurs.

Un enfant en plein apprentissage pour soigner une vache

Quant aux visiteurs, ils ont tout le loisir de s’immerger dans une campagne qu’ils ne connaissent pratiquement pas. Ils posent des questions entre deux photos et repartent en fleurant bon les champs.


Voilà bien une dizaine d’années que l’association starting block mène son combat de sociabilisation d’étudiants handicapés vers les étudiants dits “valides”. Son programme handivalides porte toute la force de ce message. Sur 37 journées, l’association fait le tour des établissements universitaires. L’objectif, faire comprendre à tous les challenges que relèvent les étudiants atteints de surdité, les étudiants à mobilité réduite, et les malvoyants. Et peut-être rappeler l’importance d’adapter les sites universitaires à leur accueil.


rencontre avec Harry Mephon à la Marina du Gosier

Depuis quelques années, les sociétés antillaises subissent de profonds changements. La démonstration a été faite, il y a un an, avec ses 44 jours de grève qui ont immobilisé la Guadeloupe d’abord et qui ont contaminé la Martinique, la Guyane et la Réunion.

Rozan Rauzduel, rencontre à la Communauté d'Agglomération à Pointe-à-Pitre


Ces grands mouvements ont révélé aussi, toutes les différences, et les méconnaissances qui existent entre la France Hexagonale et ses départements. Les réactions ont été vives aussi bien dans la presse que dans l’opinion publique française, et elles ont montré a quel point l’écart se creusait entre ces deux univers qui s’ignorent mais qui sont appelés à construire et travailler ensemble.

Jean-Pierre Sainton, rencontre sur le campus de Camp Jacob à Saint-Claude

Ses écueils se reproduisent déjà depuis des siècles sans jamais qu’une explication ait été donnée aussi bien à la population hexagonale, qu’à la population antillaise. Des années et des années de clichés et de malentendus enfermés a chaque fois dans un coffre pour ne pas en parler.
Le reportage m’a mené auprès de trois érudits guadeloupéens, habitués à observer la société. Harry Méphon, sociologue et sportif, Jean-Pierre Sainton historien, et Rozan Rauzduel sociologue tous deux maîtres de conférence à l’Université des Antilles et de la Guyane.


La question de l’identité nationale secoue l’opinion publique depuis le lancement du débat par le ministre de l’immigration et de l’identité nationale Eric Besson. Cette notion vaste, puisqu’elle concerne pas moins de 65 millions de français, est devenue un fourre tout propice, entre autres à séduire l’électorat d’extrème droite.

Cependant, s’est ajouté un nouveau paramètre, celui de la religion, avec sous-jacente la question de la place de la pratique de l’Islam en France. Priscilla Romain est allée à la rencontre des autres communauté religieuses, pour tenter de définir la place de la question religieuse dans ce débat comme celui-ci.


* Si l’inscription “File not Found” s’affiche il suffit d’actualiser la page pour retrouver le fichier audio.


View Larger Map

Il est 20 heures au centre d’hébergement de Lancry. Les résidents viennent de diner. Quelques retardataires, franchissent les portes et filent s’asseoir dans la salle à manger qui sert de partie commune. Ici, on est bien loin de la désorganisation qui caractérise d’habitude ces établissements. En un coup d’oeil, on s’aperçoit que le sol est propre, que la cuisine est déjà nettoyée, et la salle à manger est rangée. Mais ce qui attire l’oeil c’est avant tout l’écran plat qui trône sur le mur, signe de luxe pour un centre d’hébergement d’urgence. En dehors de cela, l’établissement en lui-même à clairement vécu. La peinture est écaillée ca et là, et les escaliers restent encore largement inégaux. Paul Diop, le gérant du centre porte quelques dernières modification à la liste des résidents qui dormiront sur place le soir. « Le centre est désormais un centre d’hébergement et de réinsertion sociale. Nous voulions stabiliser nos pensionnaires. Nous leurs offrons une chambre pendant six mois et même parfois un an selon leurs projets. Nous recevons désormais quarante personnes, et nous pouvons désormais disposer des six étages de l’immeuble. C’est depuis le vote de la loi DALO que cet effort de modernisation a été fait ». Ce centre Emmaus, a décidé d’approfondir son travail avec les mal-logés. L’objectif est de réussir un meilleur accompagnement. Et pour l’atteindre il a fallu augmenter leurs moyens et leurs subventions. Grâce à un partenariat avec Microsoft France, le centre a pu obtenir six ordinateurs ainsi qu’une connexion internet performante. « Nous avons décidé de nous munir de l’internet, pour la simple raison que maintenant toutes les demandes d’aides se font par ce moyen, ce qui est un non sens dans le cas des gens que nous recevons, puisque pour la plupart ils vivent dans la rue. D’ailleurs la principale, c’est-à-dire la demande pour le dossier DALO ne se fait désormais que par ce moyen. Désormais nos pensionnaires, peuvent faire leur demande et communiquer avec des employeurs ou leurs proches. En cela je pense que notre centre était un centre pilote ».Internet n’est pas la seule innovation de ce centre, puisqu’au deuxième étage, une bibliothèque a été mise en place, puis un étage plus haut, une salle de sport. Ces éléments montrent l’ampleur de l’effort qui a été fourni pour moderniser et améliorer l’accueil de la structure.

« Le meilleur centre de Paris. »

Pour beaucoup de pensionnaires, ces innovations ont fait de Lancry le centre idéal. Depuis qu’elles ont été mises en place, Lancry a pu reloger près de quatorze personnes grâce au dossier DALO, ce qui est un véritable exploit, vu la lenteur de la procédure. C’est en groupant les demandes que Paul Diop a pu arriver à ce résultat. « Évidemment, que les réponses sont trop longues, mais ca marche quand même ».

Pour les pensionnaires encore hébergés là, même s’ils n’ont rien à reprocher à Lancry, le confort dont ils disposent leur a redonné l’envie d’élever leurs aspirations. «Moi, je n’aurais jamais du finir dans la rue, mais bon c’est la vie. Mais depuis que je suis ici, j’ai vraiment envie d’y arriver, d’avoir un travail, une maison, des amis, me sentir utile vraiment à la société »témoigne Vivianne. Robert, lui arrive à la fin de la période d’hébergement, il est intégré et aide à l’encadrement des nouveaux pensionnaires, il a fait une formation pour pouvoir accompagner les mal-logés dans un autre centre. « J’ai été poissonnier pendant quarante ans, mais ma retraite n’a pas suffi à me faire vivre, alors je suis arrivé ici, j’ai eu envie de donner un coup de main et bientôt je vais le faire dans un autre centre, mais je vais regretter Lancry, c’est un centre strict et propre. J’ai fréquenté le centre de Javel et c’était l’enfer, les bagarres, les vols, les insanités on ne se sent pas humain dans tout ça. Mais ici, tout est propre, il y a de la discipline et c’est tant mieux. J’ai l’espoir de pouvoir réunir assez d’argent pour aller travailler à la campagne, je pense être hébergé plus facilement si je demande une autre région que Paris. ». A Paris, beaucoup de centres d’hébergements peinent à remplir convenablement leur mission. En cause, le manque de moyens face à l’ampleur des difficultés de leurs pensionnaires d’un jour. Seuls trois centres ont réussi jusqu’à présent leur conversion de centre d’hébergement en centre de réinsertion.

Priscilla Romain

Le reportage est aussi disponible en version audio


Jean-Baptiste Eyraud, porte parole de l'association DAL

Deux ans déjà que la loi sur le logement opposable est en vigueur. Elle promettait entre autres aux personnes sans logement ou mal logées. Aujourd’hui beaucoup d’association de lutte estiment que ses promesses sont restées lettres mortes.

Priscilla Romain.


* Si l’inscription “File not found” s’affiche, il suffit d’actualiser la page pour lire le fichier.

Mr Turle Interview

The profession of journalism is now living a crisis, because, among others thing, of the internet, the new technologies and the socials networks like twitter and Facebook. Nowadays everyone wants to be a journalist and is able to post things on the internet. The written press is a victim of this phenomenon. The criculation of the main French newspapers has been divided by three sometimes, but in England the written press is resisting better to the pression. Mr Turle an english journalist working to RFI is explaining the differences between the english and the French written press.


Un Blog WordPress.com. | Thème : Motion par volcanic.
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.